Sécuriser la salle de bain d’un parent âgé sans faire de travaux

Salle de bain sécurisée avec tabouret de douche et barre d'appui

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Cherchez comment sécuriser la salle de bain d’un parent âgé, et on vous proposera dans les trois minutes le remplacement de la baignoire par une douche de plain-pied, devis à plusieurs milliers d’euros à la clé. C’est parfois la bonne réponse. Mais on peut supprimer une grande partie du risque en une après-midi, pour le prix d’un plein d’essence.

Pourquoi cette pièce et pas une autre

Sol dur, sol mouillé, appuis rares, et deux gestes particulièrement risqués : enjamber un rebord de baignoire, et se relever depuis une position assise basse. La salle de bain concentre à elle seule une part très importante des chutes à domicile, alors qu’elle représente quelques mètres carrés du logement.

Ce qui se règle sans percer un seul trou

S’asseoir pour se laver

C’est de loin la mesure la plus efficace, et la plus facile à faire accepter parce qu’elle est présentée comme du confort et non comme un aveu de faiblesse. Un tabouret réglable en hauteur suffit dans la plupart des cas : le tabouret de douche Careboda en aluminium ou un modèle pliable, réglable et peu encombrant si la salle de bain est petite ou partagée.

Si l’équilibre assis est déjà fragile, il faut un dossier et des accoudoirs, qui servent aussi de points d’appui pour se relever : la chaise de douche Safe Age, dossier et accoudoirs amovibles ou une chaise à assise en U, cette découpe permettant la toilette intime sans se lever.

Le sol

Un tapis antidérapant dans le bac ou la baignoire, et le retrait des tapis de sol classiques, qui glissent et sur lesquels on se prend les pieds. C’est gratuit ou presque, et c’est la mesure la plus systématiquement oubliée.

Une barre à ventouse, avec une réserve importante

Les barres à ventouse s’installent en dix secondes et se retirent sans trace, ce qui les rend précieuses en location ou pour tester un emplacement avant de percer : une barre de douche à ventouses amovible.

Mais il faut être très clair sur ce qu’elles ne sont pas. Une ventouse ne garantit pas la reprise du poids d’un corps qui chute. C’est une aide à l’équilibre et un repère pour se stabiliser, ce n’est pas un point de rattrapage. Si la personne est susceptible de se raccrocher de tout son poids, il faut une barre vissée, sans exception. Les vendeurs sont souvent silencieux là-dessus.

Ce qui demande une perceuse mais pas un chantier

Une barre d’appui correctement fixée change tout, à condition de respecter trois règles qui ne sont pas négociables :

  • elle doit supporter au moins 150 kg,
  • elle doit être fixée dans un mur porteur ou une cloison renforcée, jamais dans une simple plaque de plâtre,
  • un diamètre d’au moins 30 mm assure une prise ferme, y compris avec une main mouillée ou une main qui a perdu de la force.

Pour la forme, les barres coudées sont les plus polyvalentes parce qu’elles accompagnent à la fois l’appui debout et le mouvement pour se relever : une barre d’appui en L en acier inoxydable ou un modèle à 135 degrés adapté aux baignoires. Une barre droite verticale près de l’entrée de la douche et une barre horizontale près des toilettes couvrent déjà les deux gestes les plus dangereux.

Si vous ne trouvez pas le format adapté à la configuration, voir l’ensemble des barres d’appui disponibles.

Les toilettes, l’angle mort du sujet

On parle beaucoup de la douche et très peu des WC, alors que le geste de s’asseoir et de se relever y est répété plusieurs fois par jour, souvent la nuit, et sans témoin. C’est un des endroits les plus rentables à équiper.

Deux mesures suffisent dans la plupart des cas : un rehausseur, qui réduit la hauteur de descente et donc l’effort au relevage, et une barre d’appui verticale ou relevable posée du côté du mur. Les modèles coudés évoqués plus bas conviennent également ici. Si la configuration est particulière, les rehausseurs de WC disponibles permet de comparer les hauteurs et les systèmes de fixation.

Le trajet nocturne, souvent plus dangereux que la douche

Une part importante des chutes ne se produit pas dans la salle de bain elle-même, mais sur le chemin qui y mène, la nuit, dans le noir, avec une personne encore mal réveillée. C’est l’équipement le moins cher de toute cette page et probablement le plus efficace.

  • Des veilleuses à détection de mouvement sur le trajet de la chambre aux toilettes, à hauteur de plinthe pour éclairer le sol sans éblouir.
  • Un interrupteur atteignable depuis le lit, ou une lampe à portée de main.
  • Le retrait de tout ce qui traîne sur le trajet : tapis, fils, corbeilles, meubles bas.
  • Des chaussons fermés à semelle antidérapante, plutôt que des mules qui se perdent en chemin.

Ce qui relève vraiment des travaux

Quand l’enjambement de la baignoire devient impossible, aucun accessoire ne remplace un receveur de plain-pied. C’est là que le budget change d’échelle, et c’est aussi là que l’aide publique intervient enfin : ce type de chantier est éligible à MaPrimeAdapt’, qui peut couvrir jusqu’à 70 % du montant. Voir ce que MaPrimeAdapt’ finance exactement, et surtout la règle à ne pas enfreindre, qui est de ne rien commencer avant d’avoir l’accord.

Dans quel ordre acheter

Si vous ne deviez faire que trois choses ce week-end : un siège dans la douche, un tapis antidérapant, et une veilleuse sur le trajet de la chambre aux toilettes. Le reste peut attendre l’évaluation d’un professionnel, ces trois-là non.

Pour la suite de l’équipement, voir l’ordre dans lequel équiper le domicile d’un parent âgé, et le guide du fauteuil releveur qui est en général l’étape suivante.